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Titre original : The Godfather.

Scénario : Mario Puzo & Francis Ford Coppola.

Réalisation : F.F. Coppola.

Musique : Nino Rota & Carmine Coppola.

Décors : Dean Tavoularis.

Photographie : Gordon Willis.

Montage : Marc Laub, William Reynolds, Murray Solomon & Peter Zinner.

Producteurs : Albert S. Ruddy & Gray Frederickson.

Genres : Drame, Policier.

Durée : 175 minutes.

Sorties : 24/03/72 (USA) et 18/10/72 (France).

Langues originales : Anglais & Italien.

Pays d'origine : USA.

Format : Couleurs (Technicolor) - 1,85;1 - Mono - 35mm/8mm

Résumé détaillé.

Le film commence avec le mariage entre Connie, la fille de Don Vito Corleone, et Carlo Rizzi à la fin de l’été 1945. Conformément à la tradition, aucun Sicilien ne peut refuser un service le jour du mariage de sa fille, ainsi le Don rencontre différentes personnes pour leur accorder différentes faveurs. Une des demandes concerne le filleul de Vito, Johnny Fontane- dont le personnage est librement inspiré de Frank Sinatra-, un crooner souhaitant profiter de l’influence de Corleone pour faire une carrière à Hollywood, plus précisément pour obtenir un rôle dans lequel il serait parfait, mais que le producteur Jack Woltz lui refuse après quelques désaccords. Le Don rassure Johnny et décide de faire au producteur une offre qu’il ne pourra refuser.
 
Dans le même temps, le plus jeune fils du Don, Michael, de retour de la Seconde Guerre mondiale, explique à sa petite amie Kay la façon violente dont son père règle les affaires avec ses concurrents. Il lui dit que ce sont des méthodes de sa famille, mais pas les siennes.
 
Plus tard, le conseiller de la famille, Tom Hagen, un enfant des rues germano-irlandais et demi-frère des fils du Don que celui-ci a élevé comme son propre fils se rend à Hollywood pour persuader le producteur de prendre Johnny Fontane dans le film. Se heurtant à un refus, il détruit la chose la plus précieuse de Woltz en faisant décapiter « Khartoum », son cheval de course.
 
Lorsque Tom retourne à New York, l’important vendeur d’héroïne Virgil « le Turc » Sollozzo demande au Don Corleone une protection juridique et un million de dollars afin de financer son nouveau trafic de drogue en contrepartie d’un pourcentage sur les ventes. Dérangé par l’image qu’il donnerait aux politiciens et aux policiers en acceptant d’être lié à un trafic de drogue, Don Corleone décline l’offre en préférant rester concentré sur des business innocents comme les jeux d’argents clandestins, la prostitution et la contrebande d’alcool. Sonny est surpris de sa réaction qui le coupe d’un marché très lucratif. Luca Brasi, un homme de main loyal aux Corleone, est envoyé pour obtenir des informations sur la famille Tattaglia, allié apparent de Virgil Sollozzo, mais il est tué : c'est la première étape d’un plan visant Don Corleone.
 
Sollozzo tente sans succès de faire assassiner le Don et impose à Tom Hagen de délivrer une nouvelle offre à Sonny. Sonny refuse de prendre en compte l’offre après la tentative d’assassinat et décide d'attendre les informations glanées par Luca Brasi. Mais un paquet est livré aux Corleone indiquant la mort de Brasi. La famille Corleone se prépare donc à une guerre totale contre les autres familles mafieuses de la ville. Pendant ce temps, le capo des Corleone Peter Clemenza fait tuer Paulie, le garde du corps du Don blessé, car Sonny est convaincu qu’il est un traître.
 
Michael, qui est reconnu comme un civil ne participant pas aux affaires familiales par les autres familles mafieuses, se rend en ville pour dîner avec Kay puis rend visite à son père hospitalisé. Une fois à l’hôpital, il ne trouve ni policier de garde ou garde du corps de son père : ils ont tous été arrêtés ou déplacés par la police. Michael comprend que son père est sur le point d’être à nouveau attaqué, et déplace avec l’aide d’une infirmière son lit vers une autre chambre. Puis il enrôle un innocent boulanger respectueux de son père pour simuler la présence de gardes du corps en adoptant une posture menaçante à l’entrée de l’hôpital. Une voiture arrive puis repart en voyant les deux hommes. Presque immédiatement, sans le moindre doute selon un plan élaboré, la police arrive avec le Capitaine McCluskey. McCluskey frappe Michael, qui l’accuse d’être corrompu par Sollozzo, et lui casse la mâchoire.
 
Michael est sur le point de se faire arrêter, malgré son statut de héros de guerre avec un casier judiciaire vierge, mais Tom Hagen arrive avec des détectives privés et le tire d'affaire. Il indique que McCluskey devra s’expliquer devant la justice en cas d’interférence. Le Don est sauf pour le moment.
 
Michael décide désormais de s’impliquer dans les affaires familiales. Réalisant que Sollozzo ne s’arrêtera pas tant que son père ne sera pas tué, il se rend volontaire pour assassiner Sollozzo et McCluskey pendant une réunion prévue pour mettre fin au conflit. Le réseau d’indics de Tom Hagen apprend le lieu du rendez-vous, un restaurant du Bronx, et Clemenza fait placer un pistolet dont les numéros sont limés dans les toilettes. Lors de la réunion, Michael s’excuse pour aller aux toilettes, prend l’arme et abat Sollozzo et McCluskey.
 
À la suite de ce double meurtre, Michael est envoyé en Sicile sous la protection de Don Tommasino, un ancien ami de Vito et partenaire en affaires. Là-bas, il y rencontre la belle Apollonia qui deviendra sa femme, mais qui sera plus tard tuée par une bombe destinée à Michael. Don Corleone, de retour de l’hôpital, apprend que Michael a tué Sollozzo et McCluskey, alors qu’il l’avait volontairement éloigné des opérations illégales et qu’il avait pour lui des aspirations politiques.
 
À New York, Sonny corrige son beau-frère Carlo pour avoir levé la main sur Connie. Après que Carlo a battu une deuxième fois Connie, Sonny part seul afin de lui régler son compte. Malheureusement, Carlo a trahi la famille Corleone pour la famille Barzini. Les hommes de main de Barzini assassinent donc Sonny à un péage. Au lieu de perpétuer ce cycle de vengeance, Don Corleone- qui a désormais récupéré de la tentative d’assassinat- recherche la paix avec les autres familles pour que son fils puisse retourner à la maison. Don Corleone réalise que ce n’est pas Don Philip Tattaglia, mais Don Emilio Barzini qui est derrière cette guerre et le meurtre de Sonny. Michael rentre de Sicile puis reprend contact avec Kay avant de se marier avec elle. Il lui explique que, dans cinq ans, les affaires de la famille seront devenues totalement légales.
 
Fredo, le cadet, mais aussi le plus faible et le moins intelligent des frères Corleone, est envoyé à Las Vegas pour apprendre les affaires des casinos. Les caporegime Clemenza et Salvatore « Sally » Tessio se plaignent d'être poussés par la famille de Tattaglia et veulent la permission de contre-attaquer. Quand Michael, à qui son père a désormais transféré tous ses pouvoirs de chef de famille, donc de Parrain, refuse parce que les « choses sont en cours de négociation », ils demandent la permission au Don de commencer leurs propres familles, comme on le leur avait promis par le passé. Michael leur dit qu'il a des plans pour faire des affaires de la famille- importation d'huile d'olive- une entreprise légitime par les casinos du Nevada, et cela une fois fait, Clemenza et Tessio pourront former leurs propres familles.
 
À Las Vegas, dans le casino en partie financé par les Corleone et géré par Moe Greene- basé en partie sur Bugsy Siegel-, Michael appelle Johnny Fontane, lui demandant de signer un contrat garantissant des représentations multiples au casino et demandant qu'il oblige ses amis à Hollywood à faire la même chose. Fontane est heureux de pouvoir rembourser la faveur de son parrain.
 
Mais l'offre de Michael pour racheter la part de Moe Greene est repoussée, puisque Greene croit qu'il peut obtenir une meilleure affaire des Barzini. Fredo essaye d'intervenir avec Tom Hagen, qui lui indique que le Don est en semi-retraite et que donc Michael est le responsable des affaires de famille.
 
Michael retourne à la maison et Vito Corleone, tout en conseillant Michael au sujet de stratégie et de tentatives possibles d'assassinat, admet qu'il avait espéré que son plus jeune fils ne serait pas mêlé aux affaires familiales. Alors qu'il joue dans le jardin avec son petit-fils Anthony, le fils de Michael, le Don meurt.
 
Pendant l'enterrement, le caporegime Tessio propose une réunion avec les Barzini. Mais Vito Corleone avait indiqué à Michael et Tom Hagen que les ennemis de Michael essaieraient de le tuer en employant une connaissance de confiance pour organiser une réunion, une fois que Vito Corleone et ses raccordements politiques auraient disparu.
 
Michael s'arrange alors pour assassiner les autres chefs de famille: Philip Tattaglia, Emilio Barzini, Victor Stracci et Carmine Cuneo, Moe Greene et Tessio. Ces meurtres seront commis pendant la cérémonie où Michael deviendra parrain du deuxième fils de Connie et de Carlo, Michael Francis Rizzi. La scène est à son apogée lorsque Michael expose les vœux traditionnels du baptême à l'église, entrecoupé par les images brutales des meurtres.
 
Plus tard, Michael questionne Carlo au sujet de la mort de Sonny et lui fait admettre son rôle dans le meurtre. Carlo est alors étranglé. Connie accuse ensuite Michael d'avoir commandité le meurtre de Carlo. Kay est témoin de la confrontation hystérique de Connie et demande des explications à Michael. Il répond énergiquement : « Ne m'interroge pas au sujet de mes affaires, Kay ». Devant son insistance, il semble se radoucir et accepte une question « seulement pour cette fois », pour finalement nier toute implication dans la mort de Carlo.
 
Kay est soulagée par le démenti de Michael. Cependant, elle semble avoir des craintes lorsqu'elle observe Clemenza et le nouveau caporegime Rocco présenter leurs respects à Michael, embrassant sa main et s'adressant à lui comme « Don Corleone ».
 

Tags associés : le parrain, the godfather, don vito, 1972, parrain

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Jeudi 19 Juin 2008Poster un commentaire

Titre original : The Godfather, part 2.

Réalisation : Francis Ford Coppola.
 
Scénario : Mario Puzo & Francis Ford Coppola.
 
Genres : Drame, Policier.
 
Durée : 192 minutes.
 
Sortie : 20 décembre 1974.
 
Langues originales : Anglais, Italien, Espagnol & Latin.
 
Pays d'origine : USA.
 
Format : Couleurs (Technicolor) - 1,85:1 - Mono - 35 mm/8 mm.
 
Résumé détaillé.
 
Michael Corleone a succédé à son père Vito à la tête de la famille. Il dirige alors les affaires des Corleone d'une main implacable, en éliminant ses ennemis les uns après les autres. Mais en tentant en vain de ressembler à son père, il ne fera preuve que d'une autorité dévastatrice qui peu à peu l'éloignera des personnes qu'il aime.
 
La deuxième partie du Parrain offre deux histoires parallèles. L’une implique le chef de la Mafia en 1958/1959 après les événements du premier film, l’autre est une suite de flash-back qui suivent le parcours de son père, Vito Corleone, de sa jeunesse en Sicile (1901) à la création de la Famille Corleone à New York, de 1917 à 1925.
 
Le film commence en 1901, dans la ville de Corleone en Sicile, aux funérailles du père du jeune Vito, Antonio Andolini, qui a été assassiné pour une insulte au seigneur local de la mafia, Don Ciccio. Pendant la procession, le frère ainé de Vito est assassiné parce qu’il a juré de se venger du Don. La mère de Vito se rend auprès de Don Ciccio pour implorer sa clémence, mais il refuse, sachant que neuf années plus tard, Vito devenu adulte cherchera lui aussi à venger les meurtres de son père et de son frère. La mère prend alors Don Ciccio en otage à la pointe d’un couteau, permettant à son fils de s’échapper mais les hommes de Ciccio la tuent. Ils fouillent alors la ville pour trouver le garçon, mais il est aidé dans sa fuite par les citadins. Vito finit par se retrouver sur un bateau en partance pour New York. A Ellis Island, un agent de l’immigration confond la ville natale de Vito avec son nom de famille, et il est enregistré comme « Vito Corleone ».
 
À la fin des années 1950, dans une scène similaire à l’ouverture du premier film, Michael Corleone, le parrain de la famille Corleone, traite de diverses affaires et les problèmes de la famille dans une fête soignée dans la résidence familiale à Lake Tahoe, Nevada pour célébrer la première communion de son fils. Il rencontre le Sénateur du Nevada Pat Geary, qui méprise les Corleone, pour discuter du prix des permis de jeu pour les hôtels casino que la Famille achètent.
 
Michael traite aussi de la perte de contrôle de sa sœur, Connie, qui a récemment divorcé et de ses projets de remariage avec un homme sans moyen et sans support, que Michael désapprouve. Il parle aussi avec Johnny Ola, l’homme de main du gangster juif Hyman Roth (personnage inspiré par le gangster Meyer Lansky), qui soutient le mouvement de Michael dans l’industrie du jeu. Tardivement, Michael traite avec Frank « Five Angels » Pantangeli, qui a repris le territoire du Caporegime Peter Clemenza après sa mort, et a maintenant des problèmes avec les frères Rosato, qui sont soutenus par Roth. Pentangeli, part brusquement, après avoir dit à Michael que « votre père a fait des affaires avec Hyman Roth, votre père respectait Hyman Roth, mais votre père n’a jamais fait confiance à Hyman Roth ».
 
Plus tard, dans la nuit, une tentative d’assassinat est faite sur Michael, qui survit quand sa femme Kay remarque les tentures de fenêtres de la chambre à coucher qui sont inexplicablement ouvertes. Ensuite, Michael dit à Tom Hagen que le coup a été fait avec l’aide de quelqu’un de proche, et qu’il doit partir, confiant tout son pouvoir à Hagen pour protéger sa famille.
 
En 1917, Vito Corleone, devenu adulte, travaille dans un magasin d’alimentation de New York avec son ami Genco Abbandando. Le voisinage est contrôlé par un membre de « La Main Noire », Don Fanucci, qui extorque des paiements de protection aux commercants du quartier. Une nuit, le voisin de Vito, Clemenza, lui demande de cacher des armes pour lui, et plus tard, pour rembourser la faveur, l'emmène dans un appartement luxueux où ils commettent leur premier crime, volant ensemble un tapis élégant.
 
De retour dans le présent, Michael rencontre Hyman Roth en Floride et lui dit qu’il croit que Frank Pentangeli est responsable de la tentative d’assassinat, et que Pentangeli le payera. Voyagant à Brooklyn, Michael laisse entendre à Pentangeli, que Roth le soutient, et que Michael a un projet pour traiter avec Roth, mais il a besoin de Frankie pour coopérer avec les Frères Rosato afin de mettre Roth au dépourvu. Quand Pentangeli va rencontrer les Rosato, on lui dit « Michael Corleone vous envoie le bonjour » alors qu'il est attaqué par derrière – mais la tentative de meurtre est accidentellement interrompue par un policier. Frankie est laissé pour mort, et son garde du corps, Willie Cicci, est percuté par une voiture.
 
Au Nevada, Tom Hagen se rend dans une maison close suite à un appel du frère aîné de Michael, Fredo : le Sénateur Geary est impliqué dans la mort d’une prostituée. Tom propose au sénateur de s’occuper du problème afin de ramener « l’amitié » entre le Sénateur et la Famille Corleone.
 
Pendant ce temps, Michael rencontre Roth à La Havane, Cuba. Le dictateur Fulgencio Batista y sollicite les investisseurs américains, tandis qu'il lutte contre les guérillas communistes qui essaient de renverser son gouvernement. Lors d’une fête d’anniversaire pour Roth, Michael mentionne qu’il y a une possibilité que les rebelles pourraient gagner, rendant problèmatique de faire des affaires à Cuba. Ce commentaire incite Roth à faire remarquer à Michael, en privé, que ce dernier n’a encore pas délivré les deux millions de dollars scellant leur partenariat.
 
Fredo arrive à La Havane pour apporter l’argent, et quand Michael mentionne les noms d'Hyman Roth et Johnny Ola, Fredo dit qu’il ne les a jamais rencontrés. Michael confie à son frère que c’était Roth qui a essayé de le tuer, et qu’il a l’intention d’essayer à nouveau. Michael assure Fredo qu’il a déjà pris ses dispositions, et que « Hyman Roth ne verra jamais la nouvelle année ».
 
Au lieu de remettre l’argent à Roth, Michael lui demande qui a donné l’ordre de tuer Frank Pentangeli. Hyman Roth évite la question, parlant plutôt avec colère du meurtre de son vieil ami, Moe Greene, que Michael avait orchestré (comme démontré dans le premier film).
 
Michael a demandé à Fredo, qui connaît La Havane, d'emmener le Sénateur Geary ainsi que les autres officiers et hommes d’affaires importants passer du bon temps, Fredo fait alors semblant de ne pas reconnaître Johnny Ola. Peu après, pendant un spectacle de striptease, Fredo annonce fort que Johnny Ola lui a recommandé l’endroit, contredisant ce qu’il a dit à Michael auparavant, qu’il n’avait jamais vu Roth ou Ola. Michael se rend maintenant compte que le traître est son propre frère, et envoie son garde du corps pour s'occuper de Roth.
 
Johnny Ola est étranglé, mais Roth, déjà dans un état de santé délicat, a été emmené dans un hôpital, où l'homme de main de Michael se rend pour essayer de le tuer. A la fête du Nouvel An organisée par Batista, sous les coups de minuit, Michael saisit Fredo solidement par la tête et l’embrasse : « Je sais que c’est toi, Fredo; tu m’as brisé le cœur ». Quand un assaut prévu par les guérilleros survient, les invités s’enfuient, mais Fredo ne veut pas partir avec Michael, craignant pour sa vie, bien que Michael assure à Fredo qu'il est toujours son frère et que c’est la seule porte de sortie.
 
Michael retourne à son siège à Lake Tahoe, où Hagen lui dit que Roth s’est échappé de Cuba après avoir survécu à la tentative de meurtre et est de nouveau à Miami, que le garde du corps de Michael est mort, et que Fredo se cache probablement à New York. Hagen informe aussi Michael que Kay a eu une fausse-couche pendant qu’il était parti.
 
De retour à l'époque de Don Vito, Don Fanucci de la Main Noire est maintenant conscient des traffics et du partenariat entre Vito, Clemenza et Sal Tessio, et veut sa part. Clemenza et Tessio sont prêts à payer la somme demandée par Fannuci, mais Vito est hésitant et propose à ses amis qu’il fasse accepter à Fanucci moins d’argent – et en effet, Vito convainc Fanucci de prendre seulement un sixième de ce qu’il a exigé (100 dollars au lieu de 600). Tout de suite après, pendant la fête du voisinage, Vito tue Fanucci. Avec Fanucci mort, Vito gagne le respect du voisinage et commence à intercéder dans les disputes locales, opérant depuis de son magasin, la Genco Olive Oil Company (nommée d’après son ami Genco Abbandando).
 
À Washington, DC, un comité sénatorial, dont le Sénateur Geary est membre, dirige une investigation sur la famille Corleone. Les membres du comité questionnent le « soldat » mécontent Willie Cicci, mais ils ne peuvent pas impliquer Michael, parce que Cicci n’a jamais reçu d’ordres directs de lui. Quand Michael apparaît devant le comité, le Sénateur Geary fait un grand spectacle en soutenant les italo-américains et s’excuse alors des procédés du comité. Michael fait une déclaration qui met au défi le comité de produire un seul témoin pour confirmer les charges contre lui. L'audience se termine alors que le président du comité annonce qu'il dispose d'un témoin capable de le faire.
 
Frank Pentangeli, qui n’est pas mort dans l’assaut des Frères Rosato, a fait un marché avec le FBI, et témoignera contre Michael. Tom Hagen et Michael discutent du problème, observant que cette stratégie de Roth pour détruire Michael était bien planifiée. Le frère de Michael, Fredo, est retrouvé et a été persuadé de retourner au Nevada, et dans une réunion privée il explique à Michael sa trahison : jaloux d'avoir été écarté de la direction de la Famille en faveur de Michael, il veut le respect et son dû. Il a aidé Roth pensant qu’il y aurait quelque chose pour lui, mais il jure qu’il ne savait pas que Roth voulait tuer Michael. Il dit aussi à Michael que le chef du comité Sénatorial est proche de Roth. Michael dit alors à Fredo : « Tu n’est plus rien maintenant. Pas un frère, pas un ami, rien » et déclare à Rocco Lampone que rien ne doit arriver à Fredo tant que leur mère est toujours vivante.
 
À l’audience dans laquelle Frank Pentangeli doit témoigner, Michael arrive avec le frère de Pentangeli, dont la seule présence pousse Pentangeli à revenir sur ses déclarations précédentes sur Michael. Quand Pentangeli est questionné, il affirme qu’il a dit au FBI ce qu’ils voulaient entendre. Sans aucun autre personne pour témoigner à charge contre Michael, le comité ajourne, avec Hagen, qui sert d’avocat à Michael, exigeant de fortes excuses.
 
Dans une pièce de l’hôtel ensuite, Kay annonce à Michael qu'elle veut le quitter, et emporter leurs enfants avec elle. Michael essaie de l’apaiser, mais perd son sang-froid et la frappe violemment quand elle lui révèle que sa fausse-couche était en fait un avortement.
 
Pendant qu’il visite la Sicile en famille, Vito est présenté à un Don Ciccio trés âgé comme l’homme qui importe leur huile d’olives en Amérique, et qui veut la bénédiction du vieux Don. Quand Ciccio demande à Vito qui était son père, Vito dit, « le nom de mon père est Antonio Andolini, et ceci est pour vous »!, coupant l’estomac du vieil homme avec un couteau, vengeant ainsi la mort de son père, de sa mère et de son frère.
 
Quand Carmella Corleone, la veuve de Vito et la mère de ses enfants, meurt, la famille Corleone entière est réunie. Michael rejette toujours un Fredo pitoyable, qu'il refuse de voir, mais il cède quand Connie le lui demande. L’étreinte de Michael et de Fredo, signifie au capo de Michael que l’exécution de Fredo est annulée.
 
Michael, Tom Hagen et Rocco Lampone discutent de leur dernier traité avec Hyman Roth, qui a été infructueusement chercher asile dans divers pays, et a même été refusé en Israël comme un juif revenant. Michael rejette le conseil de Hagen que la famille Corleone n’est plus assez robuste, et qu'il n'est pas nécessaire de tuer les frères Rosatos et Roth pour la vengeance. Plus tard, Hagen rend une visite à Frank Pentangeli, détenu sur une base militaire. Hagen suggère à Pentangeli qu’il s'ôte lui-même la vie, à la manière des anciens Romains qui, en retour, obtenaient la promesse que leur famille serait pris en charge après leur suicide.
 
Avec la connivence de Connie, et Michael absent, Kay visite ses enfants en cachette, mais ne pouvant se résoudre à les quitter, s'attarde. Quand Michael arrive enfin, il lui ferme froidement la porte au visage.
 
Le Parrain 2 atteint son apogée par un montage d’assassinats et de morts, évoquant la fin du premier parrain. Alors qu'il arrive à un aéroport pour être arrêté, Hyman Roth est tué par Rocco Lampone déguisé en journaliste, et Lampone est ensuite tué. Sur la base militaire, Frank Pentangeli est trouvé mort, ayant suivi les instructions de Hagen. Finalement, Fredo est assassiné par Al Neri pendant qu’ils pêchent sur le lac Tahoe, alors que Fredo citait un « Je vous salue Marie » pour attraper un poisson.
 
On est maintenant en 1941, et la famille Corleone prépare une fête d’anniversaire surprise pour Vito. Sonny introduit Carlo Rizzi, le mari de Connie et le futur traître de Sonny, à sa famille. Ils parlent de l’assaut récent sur Pearl Harbor par les Japonais, et Michael choque tout le monde en annonçant qu’il vient juste de s’enrôler dans la Marine. Sonny ridiculise le choix de Michael, et Tom Hagen mentionne comment son père a de grandes espérances pour Michael. Fredo est le seul qui soutenait la décision de son frère. Sal Tessio entre avec le gâteau pour la fête, et quand Vito, arrive, tous sauf Michael accourent pour le saluer.
 
La scène finale du film montre Michael assis à Lake Tahoe, dans un silence contemplatif.
 

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Jeudi 19 Juin 2008Poster un commentaire

Titre original : The Godfather, part 3.
 
Réalisation : Francis Ford Coppola.
 
Scénario : Mario Puzo & Francis Ford Coppola.
 
Genres : Drame, Policier.
 
Durée : 192 minutes.
 
Sortie : 25 décembre 1990.
 
Langues originales : Anglais, Italien & Latin.
 
Pays d'origine : USA.
 
Format : Couleurs (Technicolor) - 1,85:1 - Mono - 35 mm/8 mm.
 
Résumé détaillé.
 
Âgé de près de soixante ans, Michael Corleone souhaite faire entrer les affaires de la famille dans la légalité. Il tente à cette fin d'acquérir une importante société immobilière détenue par le Vatican. Sur le plan de sa vie privée, Michael désespère de trouver un successeur. Son fils unique lui annonce en effet sa volonté de devenir chanteur d'opéra.
 
Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
 
Le début du film effectue un parallèle entre Michael et son père Vito Corleone. En effet, de la même manière que dans le premier film de la trilogie, les scènes initiales se déroulent dans un bureau, à l'écart d'une fête de famille. Michael, comme son père des années plus tôt, voit alors défiler ceux qui ont des requêtes à lui formuler. Par ce parallèle, Francis Ford Coppola montre que Michael a réussi à obtenir le même statut respectable que son père.
 
Comme dans Le Parrain 2, la psychologie du personnage de Michael Corleone est mise en avant. Ce dernier volet de la trilogie met en scène un Michael vieillissant et écrasé par le poids de son passé. Rongé par le remord (notamment en ce qui concerne l'assassinat de son frère Fredo), il prend conscience de sa cruauté. Il s'agit ici d'un homme qui, arrivé à la fin de sa vie, tente une dernière fois de réparer ses erreurs. Son voyage en Sicile, accompagné de son ex-épouse Kay, est l'occasion de se souvenir des moments qui ont marqué son existence. Ainsi, peu avant sa mort, Francis Ford Coppola réalise un flashback montrant les trois femmes qui ont le plus compté dans sa vie (hormis sa mère), à savoir: sa première femme sicilienne (Apollonia), Kay Adams et sa fille Mary.
 
Enfin, l'orange (agrume fortement répandu en Sicile) continue d'occuper une place symbolique notable en annonçant une tragédie imminente. Dans le Parrain, Vito Corleone est victime d'une tentative d'assassinat alors qu'il achète des oranges. Ici encore, les oranges sont présentes dans le jardin de la propriété de Michael au moment où celui-ci s'éteint. De même, durant la réunion entre les différentes familles, une orange roule sur la table peu avant l'attaque meurtrière des hélicoptères. Et au moment de la crise d'hypoglycémie de Michael, c'est un jus d'orange qui vient ironiquement lui sauver la vie.
 
Rédemption et chute de Michael Corleone Ce film, plus direct que les deux premiers mais cependant à la respiration plus lente, a fondamentalement pour thème la recherche de la rédemption de Michael Corleone, et l’échec de cette quête. Le dernier plan résume le film en quelques instants : le personnage lâche l’orange qu’il tenait à la main et s’écroule lentement vers le sol – démonstration que c’est la loi de la pesanteur qui l’emporte toujours, cette pesanteur des traditions de vendetta et de criminalité contre laquelle Michael essayait de lutter. L’échec de Michael à se réformer tient plus généralement au fonctionnement du monde dans lequel il vit, où l’institution qui devrait être la plus morale – l’Eglise – n’est pas exempte d’un fonctionnement maffieux qui engloutira Michael alors qu’il espérait se réformer à son contact.
 
Les personnages du film : des doubles de Michael Corleone Ce film pousse également très loin les relations entre les personnages de la famille Corleone, et l’on voit se dessiner plusieurs pôles d’attraction : Kay (Diane Keaton) a choisi le monde honnête représenté par son nouveau mari avocat. Elle réussit à convaincre Michael de laisser leur fils Tony entrer dans cette sphère séparée, ce dont Michael ne comprend pas d’abord la nécessité puisque lui-même a fait l’effort de légaliser son activité. Par une sorte de marché avec Kay, Michael réussit à conserver de son côté sa fille Mary (Sofia Coppola). Celle-ci apparaît à ses yeux comme la garantie de cette quête morale : c’est elle qui préside la fondation Corleone, et à plusieurs reprise Michael empêche toute tentative (notamment celle de ses anciens collègues) d’impliquer cette fondation dans des activités obscures. Ce dont Michael ne se rend pas d’abord compte, c’est que le marché passé avec la banque du Vatican va précisément ruiner cet espoir, et que sa quête morale se soldera par un échec, manifesté à la fois par la mort de sa fille et par l’obligation de recourir aux méthodes obscures pour préserver les intérêts de sa fondation. Les deux phénomènes sont bien entendu liés, puisque Michael a juré sur la vie de ses enfants qu’il laisserait la violence de côté. Alors même qu’il interdisait à Vincent (Andy Garcia) de rester auprès de sa fille, pensant ainsi la mettre hors de danger, Michael ne se rend pas compte que sa fille restera en danger tant qu’elle sera près de lui-même. En un sens, seul son fils a été sauvé car il a su s’éloigner de Michael pour rentrer dans la sphère de sa mère (de manière révélatrice, dans la scène de la fusillade dans les escaliers, le tueur et Vincent sont d'un côté des escaliers, Tony et Kay de l'autre côté, et Michael et sa fille sont positionnés au milieu).
 
On voit ainsi comment tous les personnages de la famille sont, à un certain niveau, des doubles de Michael, des projections de ses aspirations contradictoires : Kay, celle qu’il a aimée à l’époque où il était totalement étranger aux affaires de son père, représente sa face morale, et il n’est pas anodin qu’au fur et à mesure que Michael refuse la violence, il se rapproche d’elle. Connie (Talia Shire) est en quelque sorte la garante de la mémoire maffieuse de la famille, et symbolise la part de Michael attachée à la tradition de vendetta ; dans une scène où Vincent lui embrasse la main après qu’elle lui a donné un ordre, on comprend que c’est elle qui a endossé le rôle de Parrain alors que Michael tente d’aller vers l’honnêteté représentée par Kay. Dans la génération suivante, Vincent (Andy Garcia) représente la part des ténèbres de Michael, part vers laquelle celui-ci revient en acceptant - poussé par le regard de Connie - de donner à Vincent l’ordre d’attaquer leurs ennemis. A l’opposé, Tony (Franc D'Ambrosio) représente l’avenir moral et légal tourné vers l’art. Il n’est pas anodin que chacun de ces deux jeunes hommes soient très proches des deux figures féminines de la vie de Michael. Entre les deux se trouve Mary (Sofia Coppola), dont l’hésitation manifeste extérieurement l’oscillation cachée de Michael, qui croit que vouloir le Bien suffira a y parvenir. Mary, qui contrairement aux autres membres de la famille, est un personnage complexe – elle tient à s’assurer du bien-fondé de la fondation qu’elle dirige mais est irrépressiblement attirée par Vincent – est le double véritable de Michael, la figure de son avenir moral qui peine à échapper à l’attraction du monde maffieux. C’est pourquoi Michael ne supporte pas le rapprochement de Mary et Vincent. Il croit pouvoir scinder les deux figures qui sont en lui, mais lorsqu’il dit à Vincent que le prix à payer pour la violence est de devoir renoncer à Mary, il ne se rend pas compte que cela vaut également pour lui-même. Le personnage de Michael peut ainsi être considéré comme un personnage tragique, au sens où une faute passée – l’acceptation du rôle de Parrain à la mort de son frère – faute dont il n’est pas coupable (ce sont les faits accomplis qui l’ont placé dans ce rôle) mais dont il a accepté la responsabilité, vient le briser alors même qu’il essaie d’aller vers le bien. Seules survivront les deux facettes scindées de Michael : Vincent, qui a accepté la violence de manière inconditionnelle, et Tony, qui a fermé la porte sur le passé maffieux de sa famille. Dans ce monde trouble, il n’y a plus de place pour les personnages complexes qu’étaient Michael et son double Mary.
 
Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/)

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Jeudi 19 Juin 2008Poster un commentaire
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