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Marlon Brando, né le 3 avril 1924 à Omaha et décédé le 1er juillet 2004 à Los Angeles était un acteur et réalisateur américain.
Marlon Brando est une icône du septième art à l'instar de Marilyn Monroe, Louise Brooks et James Dean. Sa présence extraordinaire, sa voix nasillarde, son regard hypnotique donnent à ses dialogues des parfums d'incantations, à ses films des allures de testaments bibliques. Sa beauté et son allure ont été des standards d'une époque.
Il est aussi celui qui a donné ses lettres de noblesse au tee-shirt blanc moulant, jusqu'ici considéré comme un dessous masculin intime, que Marlon sort du placard et exhibe dans tous ses états : déchiré et décolleté pour mieux mettre en valeur ses dorsaux. Jamais Hollywood n'était allé si loin dans la démonstration d'un érotisme masculin.
Marlon Brando naquit dans une famille modeste du Nebraska où il fut élevé avec ses deux sœurs aînées par une mère alcoolique et bohème et un père coureur de jupons ; mauvais élève, il fut envoyé dans une école militaire où il se découvrit une attirance pour le théâtre. Sa carrière commença sur les planches de Broadway en 1944 avec la pièce I Remember Mama et connut son premier succès d'estime avec la pièce Truckline Café, mais sa carrière d'acteur fut véritablement lancée par Elia Kazan qui, en 1947, lui offrit le rôle de Stanley Kowalski dans Un tramway nommé Désir. À la base, Brando cherchait à joindre Kazan au téléphone pendant trois jours pour refuser le rôle mais lorsque celui-ci le rappela il n'osa pas dire non, pris à froid. C'est lors d'une des représentations de cette pièce que Marlon se cassa le nez en boxant en coulisse avec un machiniste, il termina pourtant la pièce, le nez ensanglanté.
Dans ses cours, en suivant les indications de Stella Adler et la méthode de Constantin Stanislavski, Marlon Brando développe une nouvelle façon d'interpréter les rôles, fondée sur l'improvisation et l'oubli du scénario originel pour un approfondissement psychologique du personnage jusqu'à l'excès. Il n'a jamais fait du cinéma en jouant des rôles, en faisant semblant d'être un autre, mais en incarnant des personnages, physiquement et mentalement. « Marlon n’a jamais réellement eu besoin d’apprendre à jouer. Il savait », a un jour déclaré Stella Adler, l’une de ses professeurs à l’Actors Studio.
En 1951, Elia Kazan adapte Un tramway nommé Désir au cinéma. Le film est tiré de la pièce de Tennessee Williams et le rôle de Blanche Dubois est campé par Vivien Leigh qui recevra l'Oscar de la meilleure interprétation féminine. Mais le film fait exploser Brando qui se retrouve star hollywoodienne du jour au lendemain (ce n'est que son deuxième film après The Men de Fred Zinnemann en 1950). En plus de son jeu d'acteur révolutionnaire et de sa prestation époustouflante dans le rôle du vulgaire Stanley Kowalski, Marlon Brando crève l'écran et s'impose comme un sex symbol incontournable, en redéfinissant les critères de beauté masculine pour la seconde moitié du XXe siècle à venir, allant plus loin que Tyrone Power ou Montgomery Clift et étant plus jeune que les Clark Gable, John Wayne et autres Humphrey Bogart qui le précédaient. C'est d'ailleurs ce dernier qui remportera l'Oscar du meilleur acteur en 51 (pour The African Queen), malgré la nomination de Brando. Son rôle dans Viva Zapata! en 1952 lui vaut un prix d'interprétation a Cannes. C'est son deuxième film tourné avec Kazan et ce ne sera pas le dernier.
En 1953, il tourne L'Équipée sauvage (The Wild One) de Laslo Benedek. Encore une fois, son interprétation va avoir un grand retentissement. Le film et le jeu d'acteur de Brando ne sont pas aussi extraordinaires que dans Un tramway nommée Désir mais c'est le personnage qu'il joue à l'écran (celui de Johnny) qui va lancer une mode et avoir un impact considérable sur ce qu'on ne va pas tarder à appeler la culture "rock". En effet James Dean voudra la même moto que celle du film, et on se souvient de la photo d'Elvis Presley mimant à la perfection la posture de Brando sur sa Triumph. Réplique culte du personnage Johnny, chef d'un gang de motards, dans le film : Une fille : "Hey Johnny, what are you rebeling against?" Johnny : "What have you got?" (traduisible à souhait par "qu'est-ce t’as ?" ou bien "Qu'est que tu m’proposes ?") À cette époque, certains critiques lui reprochent sa façon de parler assez nonchalante et son manque d'articulation. Frank Sinatra le surnomme d'ailleurs à cet égard "Mister Mumbles". Mais Brando va les prendre à défaut en jouant un rôle shakespearien dans le Jules César de Joseph Mankiewicz en 1954. On y trouvera une scène culte où Marc Antoine (Brando) fait un réquisitoire plus que saisissant. C'est Frank Sinatra qui doit jouer le rôle de Terry Malloy dans le prochain film d'Elia Kazan : Sur les quais (1954). Au dernier moment, Brando accepte, bien qu'il eut été en désaccord avec Kazan qui avait dénoncé ses collègues communistes lors de la chasse aux sorcières de McCarthy. La délation est justement le thème central de ce chef-d’œuvre qui vaudra enfin à Brando son premier Oscar du meilleur acteur en 1955. On y trouve plusieurs scènes légendaires dont celle dite « du taxi » où Brando est très convaincant en petite frappe looser. La même année, il incarne Napoléon Bonaparte à l'écran dans le très bon Désirée d'Henry Coster avec Jean Simmons.
Marlon Brando est alors la plus grande star masculine hollywoodienne, il n'a peur de rien et va donc s'essayer à la comédie musicale avec comme partenaire Frank Sinatra. Dans la vie, les deux acteurs se détestent. Le film en question s'intitule Guys And Dolls (Blanches colombes et vilains messieurs), on y voit Sinatra interpréter pour la première fois le tube "The Lady Is A Tramp". Gene Kelly, le plus grand danseur d'Hollywood, était pressenti pour le premier rôle mais c'est finalement Brando qui l'obtint et qui, pour la première et dernière fois, dansa et chanta à l'écran de manière très convaincante pour un néophyte. L'année 56 le voit s'amuser avec Glenn Ford dans The Teahouse Of The August Moon où il se grime en asiatique de manière assez troublante. Il poursuit dans la même veine de manière plus sérieuse avec le très beau Sayonara où il joue le rôle d'un soldat américain dont l'amour avec une japonaise est impossible, au lendemain de la seconde guerre mondiale. En 1958, il interprète son plus grand rôle depuis Sur les quais, dans le chef-d’œuvre d'Edward Dmytryk The Young Lions (Le Bal des maudits) où il joue à merveille le rôle d'un officier allemand, aux côtés des non moins talentueux Dean Martin et Montgomery Clift. L'année suivante il joue dans The Fugitive Kind (L’Homme à la peau de serpent) le rôle d'un musicien solitaire à la veste en peau de serpent, aux côtés de Joanne Woodward. Le film, adapté d'une pièce de Tennessee Williams faite spécialement pour Brando, ne connut pas de succès mais contient une très belle performance de l'acteur et à acquis un statut « culte » auprès de ses fans.
En cette année 1960, Brando travaille sur un western avec Sam Peckinpah puis Stanley Kubrick intitulé One-Eyed Jacks (La Vengeance aux deux visages). Après d'innombrables querelles sur le scénario et la direction, Marlon Brando lui-même finira par réaliser le film. Bien que ce ne soit pas un chef-d’œuvre, c'est un film intéressant qui fait regretter que Brando ne soit pas passé une nouvelle fois derrière la caméra.
Après cela, il a également joué dans de nombreux grands succès comme Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola, Le Dernier Tango à Paris, de Bernardo Bertolucci ou Le Parrain, de Francis Ford Coppola, pour lequel il a reçu un nouvel Oscar en 1972 qu'il refusa pour marquer son opposition à la façon dont le cinéma américain a traité les Indiens dans ses films.
En 1961, il réalise son premier film La Vengeance aux deux visages (One-Eyed Jacks), un western très esthétique qui devait être initialement réalisé par Stanley Kubrick et dans lequel il joue avec Karl Malden. Après de gros retards pris pendant le tournage et un fort dépassement de budget, les producteurs décidèrent de ne pas confier le montage final à Marlon Brando.
À partir des années 1980, il se désintéressa peu à peu du cinéma et n'apparut plus que rarement dans des films.
En 1989, il joue le rôle d'un avocat dans Une saison blanche et sèche, un film sur les discriminations en Afrique du Sud. Son salaire sera reversé à des associations luttant contre l'apartheid.
En 1990, son fils Christian est condamné à 5 ans de prison pour le meurtre du compagnon de sa demi-sœur Cheyenne. Sa demi-soeur Cheyenne se suicide en 1995 à l’âge de 25 ans laissant son fils orphelin. Christian meurt le 27 janvier 2008 d'une pneumonie fulgurante.
Marlon Brando se maria trois fois, eut six enfants et adopta trois autres enfants. Il est mondialement connu pour ses multiples conquêtes féminines (Marilyn Monroe, Brigitte Bardot, entre autres).
En 2001, il apparaît pour la dernière fois au cinéma dans le film The Score avec Robert de Niro et Edward Norton. On le voit aussi dans le clip de la chanson You Rock My World de Michael Jackson.
Marlon Brando, acteur au comportement imprévisible, a influencé les acteurs de sa génération comme James Dean, Paul Newman et Steve McQueen ainsi que les meilleurs acteurs de la génération suivante comme Al Pacino, Jack Nicholson, Robert De Niro et Dustin Hoffman.
Connu mondialement par les radioamateurs sous les indicatifs KE6PZH et FO5GJ, Brando est inscrit dans la base de données du FCC sous le nom de Martin Brandeaux. À l'occasion, on pouvait l'entendre avec son indicatif FO5GJ émettant depuis son île privée en Polynésie française. En 1994, au cours d'une entrevue sur CNN avec Larry King, Marlon Brando avait confirmé qu'il s'intéressait toujours au radio amateurisme. En réponse à une question d'un téléspectateur, il avait révélé que le radio amateurisme lui permettait d'avoir l'opportunité « d'être simplement lui-même ».
Il est décédé le 1er juillet 2004 à Los Angeles, en Californie, d'une fibrose pulmonaire.
L'American Film Institute l'a classé quatrième acteur de légende.
1951 : C'était des hommes (The men) de Fred Zinnemann
1951 : Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire) d'Elia Kazan
1952 : Viva Zapata ! d'Elia Kazan
1953 : L'Équipée sauvage (The Wild One) de Laslo Benedek
1954 : Jules César de Joseph Mankiewicz
1954 : Sur les quais (On The Waterfront) d'Elia Kazan
1954 : Désirée de Henry Koster
1955 : Blanches colombes et vilains messieurs (Guys and Dolls) de Joseph Mankiewicz
1956 : La petite maison de thé (The Tea House of the August Moon) de Daniel Mann
1957 : Sayonara de Joshua Logan
1957 : Le Bal des maudits (The Young Lions) d'Edward Dmytryk
1959 : L’Homme à la peau de serpent (The Fugitive Kind) de Sidney Lumet
1961 : La Vengeance aux deux visages (One-Eyed Jacks) de Marlon Brando
1961 : Les révoltés du Bounty (Mutiny On The Bounty) de Lewis Milestone
1962 : Le vilain Américain (The Ugly American) de George Englund
1965 : La Poursuite impitoyable (The Chase) d'Arthur Penn
1965 : Morituri (Morituri) de Bernhard Wicki
1965 : La Comtesse de Hong-Kong (A Countess From Hong Kong) de Charlie Chaplin
1967 : Reflet dans un œil d’or (Reflections In A Golden Eye) de John Huston
1968 : Candy de Christian Marquand
1970 : Queimada de Gillo Pontecorvo
1971 : Le Corrupteur (The Nightcomers) de Michael Winner
1972 : Le Parrain (The Godfather) de Francis Ford Coppola
1972 : Le Dernier Tango à Paris (Ultimo tango a Parigi) de Bernardo Bertolucci
1976 : Missouri Breaks d'Arthur Penn
1977 : Superman de Richard Donner
1979 : Apocalypse Now de Francis Ford Coppola
1981 : La Formule (The Formula) de John Avildsen
1989 : Une saison blanche et sèche (A Dry White Season) d'Euzhan Palcy
1990 : Premiers pas dans la mafia (The Freshman) d'Andrew Bergman
1995 : Don Juan Demarco de Jeremy Leven
1996 : L’Île du docteur Moreau (The Island of Dr. Moreau) de John Frankenheimer
1997 : The Brave de Johnny Depp
2001 : The Score, Frank Oz
2006 : Superman Returns de Bryan Singer
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Jeudi 19 Juin 2008Poster un commentaire
Robert De Niro Jr. est un acteur italo américain né le 17 août 1943 dans le district du Bronx à New York City. Il est notamment connu pour ses rôles dans les films de Martin Scorsese, Sergio Leone, Brian de Palma ou encore Bernardo Bertolucci. Fils du peintre homonyme Robert De Niro, il est né en 1943 à New York, dans une famille d'origine italo-irlandaise et catholique. Robert De Niro est d'abord l'élève de Stella Adler avant d'entrer au célèbre Actors Studio sous la direction de Lee Strasberg, afin de multiplier les opportunités pour sa future carrière.
Il débuta sa carrière de comédien sur les planches à Broadway avant de découvrir le monde du cinéma en 1968, dans Greetings (réalisé par Brian De Palma). Il rencontra l'avocat marseillais Jean Charles V. qui fut son premier agent et lança véritablement sa carrière. Par la suite, il fit quelques rôles dans des films qui sont restés peu connus du public. Il se fit connaître dans le Dernier Match (Bang the Drum Slowly) (1973). C'est également en 1973 qu'il commença à travailler avec Martin Scorsese sur le film Mean Streets. De Niro est aussi présent dans ces différents films de Martin Scorsese : Taxi Driver (1976), New York, New York (1977), Raging Bull (1980), la Valse des pantins (The King of Comedy) (1983), les Affranchis (Goodfellas) (1990), les Nerfs à vif (Cape Fear) (1991), et Casino (1995). Dans ces films, De Niro a principalement joué des personnages instables, avec des penchants névrosés.
Dans les années 1980, il commença à jouer dans des comédies ; films dans lesquels il rencontra un succès important comme, par exemple : Brazil (1985), Midnight Run (1988), Des hommes d'influence (Wag the Dog) (1997), Mafia Blues (Analyze This) (1999), et Mon beau-père et moi (Meet the Parents) (2000).
Il remporta deux Oscars : pour sa performance dans Raging Bull, il reçut l'Oscar du meilleur acteur ; et il reçut l'Oscar du meilleur second rôle pour le Parrain, 2ème partie (The Godfather, Part II).
La petite histoire veut que De Niro et Marlon Brando soient les deux seuls acteurs à avoir joué le même rôle et à avoir gagné une récompense pour ce même rôle, De Niro ayant joué le jeune Vito Corleone dans le Parrain, 2e partie, et Brando ayant interprété le rôle de Don Vito dans le Parrain (The Godfather).
Il a en outre dirigé deux films Il était une fois le Bronx (1993) et The Good Sheperd (2006), film où il partage la tête d'affiche avec Matt Damon.
Il a fondé sa société de production Tribeca Productions, du nom de Tribeca, le quartier de New York dans lequel il vit.
Apprécié pour son engagement dans ses différents rôles, il a pris près de 30 kg et appris à boxer pour son interprétation de Jake LaMotta dans Raging Bull. Il a également appris à jouer du saxophone pour New York, New York.
Bien qu'il ne s'exprime pas facilement, De Niro est généralement considéré comme un fin observateur des détails concernant les personnages et comme un grand perfectionniste. Il est réputé pour son travail d'interprétation physique de ses personnages. Il n'hésite pas à prendre du poids et à en perdre pour se mettre dans la peau de son personnage. Ceci est une des marques de fabrique des acteurs ayant étudié le travail de Stella Adler (Marlon Brando, Benicio del Toro…) et rentre en cohérence avec les préceptes enseignés par celle-ci qui demandait à ses élèves de « défictionnaliser » la fiction.
Souvent comparé à Al Pacino pour leurs origines italiennes communes, il n'a à l'heure actuelle joué directement avec lui que dans un film, à savoir Heat de Michael Mann en 1995.
L'ampleur de sa filmographie et un très grand nombre de numéros d'acteur exceptionnels (Le Parrain II, Taxi Driver, Voyage au bout de l'enfer, Raging Bull, Brazil, Les Incorruptibles, Il était une fois en Amérique, Heat, Les Affranchis, Casino, etc...) font de Robert De Niro un acteur majeur du cinéma américain des 40 dernières années.
1965 : Trois Chambres à Manhattan de Marcel Carné : un client au dîner
1968 : Greetings de Brian De Palma : Jon Rubin
1969 : Sam's Song : Sam Nicoletti
1969 : The Wedding Party de Brian De Palma : Cecil
1970 : Bloody Mama : Lloyd Barker
1970 : Hi, Mom! : Jon Rubin
1971 : Jennifer on My Mind : Mardigian
1971 : Né pour vaincre (Born to Win) d'Ivan Passer : Danny
1971 : The Gang That Couldn't Shoot Straight : Mario Trantino
1973 : Le Dernier Match (Bang the Drum Slowly) de John D. Hancock : Bruce Pearson
1973 : Mean Streets : John 'Johnny Boy' Civello
1974 : Le Parrain 2 (The Godfather: Part II) : Vito Corleone
1976 : Taxi Driver : Travis Bickle
1976 : 1900 de Bernardo Bertolucci : Alfredo Berlinghieri
1976 : Le Dernier Nabab (The Last Tycoon) d'Elia Kazan : Monroe Stahr
1977 : New York, New York de Martin Scorsese : Jimmy Doyle
1978 : Voyage au bout de l'enfer (The Deer Hunter) de Michael Cimino : Michael Vronsky
1980 : Raging Bull de Martin Scorsese : Jake La Motta
1981 : Sanglantes Confessions (True Confessions) d'Ulu Grosbard : Des Spellacy
1983 : La Valse des pantins (The King of Comedy) de Martin Scorsese : Rupert Pupkin
1984 : Il était une fois en Amérique (Once Upon a Time in America) de Sergio Leone : David 'Noodles' Aaronson
1984 : Falling in Love d'Ulu Grosbard : Frank Raftis
1985 : Brazil de Terry Gilliam : Archibald 'Harry' Tuttle
1986 : Mission (The Mission) de Roland Joffé : Rodrigo Mendoza
1987 : Angel Heart d'Alan Parker : Louis Cyphre
1987 : Les Incorruptibles (The Untouchables) de Brian De Palma : Al Capone
1988 : Midnight Run de Martin Brest : Jack Walsh
1989 : Jacknife : Joseph 'Jacknife' Megessey
1989 : Nous ne sommes pas des anges (We're No Angels) : Ned
1990 : Stanley & Iris : Stanley Everett Cox
1990 : Les Affranchis (Goodfellas) : Jimmy Conway
1990 : L'Éveil (Awakenings) : Leonard Lowe
1991 : La Liste noire (Guilty by Suspicion) : David Merrill
1991 : Backdraft : Donald 'Shadow' Rimgale
1991 : Les Nerfs à vif (Cape Fear) : Martin Scorsese
1992 : The Godfather Trilogy: 1901-1980 (vidéo) : Don Vito Corleone jeune
1992 : Mistress : Evan M. Wright
1992 : La Loi de la nuit (Night and the City) : Harry Fabian
1993 : Mad Dog and Glory : Wayne 'Mad Dog' Dobie
1993 : Blessures secrètes (Québec : Tu Sera un Homme) (This Boy's Life) : Dwight Hansen
1993 : Il était une fois le Bronx (A Bronx Tale) : Lorenzo Anello
1994 : Frankenstein de Kenneth Branagh : la créature
1995 : Les Cent et une nuits de Simon Cinéma : Le mari de la star-fantasme en croisière
1995 : Casino : Sam 'Ace' Rothstein
1995 : Heat : Neil McCauley
1996 : Le Fan (The Fan) : Gil Renard
1996 : Sleepers de Barry Levinson : Père Bobby
1996 : Simples Secrets (Marvin's Room) : Dr. Wally
1997 : Cop Land (Cop Land) : Lt. Moe Tilden
1997 : Des hommes d'influence (Wag the Dog) : Conrad Brean
1997 : Jackie Brown : Louis Gara
1998 : De grandes espérances (Great Expectations) : Arthur Lustig
1998 : Ronin : Sam
1999 : Mafia Blues (Analyze This) : Paul Vitti
1999 : Personne n'est parfait(e) (Flawless) : Walt Koontz
2000 : Les Aventures de Rocky & Bullwinkle (The Adventures of Rocky & Bullwinkle) : Fearless Leader
2000 : Les Chemins de la dignité (Men of Honor) : Master Chief / Senior Chief / Chief Leslie W. 'Billy' Sunday
2000 : Mon beau-père et moi (Meet the Parents) : Jack Byrnes
2001 : 15 minutes (15 Minutes) : inspecteur Eddie Flemming
2001 : The Score : Nick Wells
2002 : Showtime : inspecteur Mitch Preston
2002 : City by the Sea : Vincent LaMarca
2002 : Mafia blues 2 - La rechute ! (Analyze That) : Paul Vitti
2004 : Godsend, expérience interdite (Godsend) : Richard Wells
2004 : Gang de requins (Shark Tale) : voix VO de Don Lino
2004 : Mon beau-père, mes parents et moi (Meet the Fockers) de Jay Roach : Jack Byrnes
2004 : Le Pont du roi Saint-Louis (The Bridge of San Luis Rey) de Mary McGuckian : l'archevêque du Pérou
2005 : Trouble jeu (Hide and Seek) : David Callaway
2006 : Raisons d'État (The Good Shepherd)
2007 : What Just Happened
2007 : Stardust
2008 : Righteous Kill de Jon Avnet
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Jeudi 19 Juin 2008Poster un commentaire
Al Pacino (né Alfredo James Pacino le 25 avril 1940 dans le South Bronx, New York) est un acteur italo américain.
Al Pacino, de parents siciliens, a trois enfants. Julie Marie, née en 1989 avec Jan Tarrant et des jumeaux, Anton James et Olivia Rose, nés le 25 janvier 2001 avec l'actrice Beverly d'Angelo.
Al Pacino vit avec sa mère chez ses grands-parents Kate et James Gerardi, en Sicile. Ironie du sort, son grand-père James, est né à Corleone. Plus tard, il s'installe à New York, dans le South Bronx.
Il s'intéresse très tôt au théâtre et participe à des petites représentations pour son école. À 14 ans, il entre à la High School of Performing Arts, qu'il doit quitter trois années plus tard, notamment parce que son niveau en anglais est trop faible. Il se lance alors dans une suite de petits métiers, tout en ne perdant pas de vue le théâtre.
L'argent qu'il a économisé lui permet d'intégrer l'Actor's Studio en 1966 sous la direction de Lee Strasberg (Hyman Roth dans Le Parrain II), où il rencontre des acteurs qui deviendront célèbres par la suite, tel Robert de Niro (qui s'appelle à ce moment Robert de Nero). Fort de ce succès personnel, il reçoit son premier Obie (récompense pour le théâtre) en 1968 pour The Indian Wants the Bronx. Dès l'année suivante, il reçoit son premier Tony Award. Il en obtient un deuxième pour la pièce de théâtre intitulée Does the Tiger Wear a Necktie (1977).
Ses débuts au cinéma sont assez remarqués. Après une apparition dans Me, Nathalie de Fred Coe en 1969, il obtient le rôle principal dans Panique à Needle Park (1970) de Jerry Schatzberg, drame qui se déroule dans le milieu toxicomane à Manhattan. Sa carrière cinématographique va alors s'emballer et Al Pacino enchaîne une série de films qui oscillent entre l'excellent et le chef-d'œuvre.
En effet, en 1972, alors que les producteurs tentent de lui imposer Robert Redford pour le rôle de Michael Corleone dans Le Parrain, Francis Ford Coppola, après de longues négociations, choisit Al Pacino, qui est quasiment inconnu à l'époque.
Sa première rencontre avec Marlon Brando fut pour lui très stressante, mais reste un des plus importants moments de sa carrière comme il le définit lui-même ; elle se fera lors de la scène de l'hôpital, lorsque Michael Corleone doit surveiller son père. On connaît la suite : le film est un énorme succès et lance définitivement sa carrière. L'année suivante, il renouvelle sa collaboration avec Jerry Schatzberg pour L'Épouvantail. Al Pacino donne la réplique à Gene Hackman pour ce qui sera un des duos les plus remarqués de la décennie. La même année, il signe son premier film avec Sydney Lumet : Serpico. Grâce à son interprétation de flic libéral et incorruptible, dans ce film qui fait de bons résultats au box-office, Pacino asseoit définitivement sa popularité.
En 1974, il reprend le rôle de Michael Corleone pour le second volet du Parrain. Cette fois, c'est Robert De Niro qui interprète Vito Corleone (dans sa jeunesse). Nouvel immense succès. Ce film permet aussi à Pacino de montrer qu'il peut déjà tout jouer. Le personnage de Michael Corleone, taciturne et froid, est à l'opposé de Frank Serpico, ce flic instable et colérique qui doute et se démène au sein d'un New York très violent et d'une police corrompue.
En 1975, Pacino incarne un nouveau personnage un peu instable, un braqueur de banque dilettante qui devient très vite populaire grâce à son inexpérience, dans Un après-midi de chien (Dog Day Afternoon) de Sydney Lumet. Deux ans plus tard, il se lance dans le mélodrame avec Sydney Pollack (grand cinéaste des années 1970) qui est aux commandes de Bobby Deerfield (1977).
Les années 1980 débutent de façon marquée pour Al Pacino, puisqu'il interprète un homosexuel dans un très sombre polar, et probablement le meilleur film de William Friedkin, La Chasse (Cruising, 1980). En 1983, c'est la rencontre tant attendue avec Brian De Palma qui lui offre le rôle de Tony Montana dans Scarface, remake du film de Howard Hawks (Scarface, 1932). Pour toute une génération (principalement les rappeurs), le personnage de Tony Montana est devenu un mythe et un objet de fascination (avec toutes les ambiguïtés que cela comporte), et Al Pacino est exceptionnel dans ce rôle d'immigré cubain qui connaît une phénoménale ascension financière et sociale au sein de la pègre tandis qu'il devient fou, tant il se fait dévorer par la paranoïa et la drogue, inhérentes à ses activités mafieuses.
Comme bon nombre de grands acteurs américains, Al Pacino aura plusieurs rôles peu importants dans les années 1990. En 1990, il joue Michael Corleone pour la troisième partie du Parrain. Mais si les années 1990 sont moins prolifiques en grands rôles que les années 1970, elles lui permettent de revenir, sinon au premier plan, tout du moins au stade de la reconnaissance indiscutée. Certes, Al Pacino n'enchaîne donc pas que des chefs-d'œuvre. Mais on note quand même que sa nouvelle collaboration avec Brian De Palma aboutit à une nouvelle réussite : L'Impasse (Carlito's Way). Dans ce film magnifiquement sombre et triste, Al Pacino touche une nouvelle fois la perfection avec le personnage de Carlito Brigante.
Première vraie rencontre cinématographique entre Al Pacino et Robert de Niro (les acteurs s'étaient déjà cotôyés sur le tournage du Parrain, 2e partie mais n'avaient joué aucune scène ensemble) en 1995 avec le film policier Heat réalisé par Michael Mann, relatant le jeu de chat et de la souris que se livrent un braqueur de banque d'exception (De Niro) et un inspecteur de police tenace (Pacino) qui a juré de le faire arrêter. Pacino et De Niro sont d'un très haut niveau et nous réservent un face à face mémorable. Les seconds rôles, tenus entre autres par Val Kilmer, Tom Sizemore et Jon Voight, sont également très convaincants . Le long-métrage se verra consacré d'un important succès critique et commercial.
En 1996, Pacino passe derrière la caméra pour témoigner de sa fidélité au théâtre, avec Looking for Richard, mi-adaptation de Richard III de Shakespeare, mi-documentaire sur le tournage de la pièce dans le film. Après L'Associé du diable de Taylor Hackford (1997) et Donnie Brasco (1997) de Mike Newell, Al Pacino nous offre encore deux autres excellentes prestations d'acteur, tout d'abord aux côtés de Russell Crowe, dans Révélations (The Insider) de Michael Mann, puis dans L'Enfer du dimanche (Any Given Sunday) d'Oliver Stone.
Avec le film S1m0ne, comédie loufoque d'Andrew Niccol, Al Pacino prouve une nouvelle fois au public qu'il peut s'adapter à n'importe quel type de rôle. L'année suivante, il joue pour la première fois aux côtés de Robin Williams dans le remake d'un film norvégien : Insomnia. Le film est une réussite, Al Pacino est excellent dans son rôle de flic fatigué et désabusé. Après Robin Williams, c'est au tour de Colin Farrell de partager l'affiche du film La Recrue avec Al Pacino. En 2003 sort Influences avec Kim Basinger et Téa Leoni, un film malmené par la critique, mais sauvé par l'excellente prestation d'Al Pacino.
En 2003 toujours, Al Pacino participe au projet du réalisateur Mike Nichols, la série Angels in America, qui comprend 6 épisodes d'environ une heure chacun. Cette série traite du sujet de l'homosexualité et du sida dans les années 1980 et la difficulté des homosexuels à surmonter la maladie. Pacino y est formidable dans le rôle de Roy Cohn, et il a à ses côtés l'une des meilleures actrices britanniques du moment : Emma Thompson, ainsi que Meryl Streep, Justin Kirk, ou encore Jeffrey Wright. Un style assez anti-conformiste pour une série très attachante. La performance de Pacino lui vaudra d'ailleurs d'être récompensé par un Emmy Award.
Le Marchand de Venise (2004) marque un retour aux sources pour Al Pacino dont le théâtre reste son premier amour, il y joue le rôle de Shylock, un marchand juif. Encore une fois la prestation d'Al Pacino est extraordinaire.
En juillet 2006, Pacino nous démontre une fois de plus ses très grands talents d'acteurs dans le film de D.J. Caruso, Two for the Money, dans lequel il joue un bookmaker qui mène la vie dure à Matthew McConaughey, un joueur de football américain forcé de prendre une retraite anticipée à cause d'une grave blessure.
En 2007, on peut le voir dans 88 Minutes, film dans lequel Pacino devra tout faire pour éviter la mort qu'on lui promet au téléphone. Il est également à l'affiche d'Ocean's Thirteen, le dernier volet de la saga de Daniel Ocean et de ses compères. Rififi, Dali & I: The Surreal Story et Don Cornelius devraient suivrent.
Il est également en post-production d'un nouveau documentaire du même type que celui qu'il a déjà réalisé sur Richard III de Shakespeare qui cette fois abordera l'oeuvre Salomé d' Oscar Wilde. Il jouera le rôle du Roi Hérode. Il sera aussi à l'affiche d'un film de Jon Avnet, avec qui il a déjà collaboré sur 88 minutes, dans lequel il aura pour partenaire Robert De Niro, Carla Gugino, Donnie Wahlberg, 50 Cent... Le film, qui s'appelera Rightous Kill, présentera les deux acteurs en tant que policiers aux trousses d'un tueur. Ce sera la troisième collaboration des deux hommes après Le Parrain II et Heat.
La mère d'Alfredo Pacino est originaire de Corleone en Sicile. Après le divorce de ses parents, il y vécut quelques années. Al Pacino se dit "italien à part entière" ("I'm all Italian. I'm mostly Sicilian, and I have a little bit of Neapolitan in me. You get your full dose with me."). Dans le film L'impasse de Brian De Palma, un mafioso dit de Carlito (Un porto-ricain joué par Pacino) : « La premiere fois que je l'ai vu, j'ai pensé qu'il était italien ! Non mais c'est vrai, regarde moi cette gueule ! »
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1969 : Me, Natalie (en) de Fred Coe : Tony
1971 : Panique à Needle Park (The Panic in Needle Park) de Jerry Schatzberg : Bobby (VF : Patrick Poivey)
1972 : Le Parrain (The Godfather) de Francis Ford Coppola : Michael Corleone
1973 : L'Épouvantail (Scarecrow) de Jerry Schatzberg : Lion (VF : Sylvain Joubert)
1973 : Serpico de Sidney Lumet : Frank 'Paco' Serpico
1974 : Le Parrain 2 (The Godfather: Part II) de Francis Ford Coppola : Don Michael Corleone (VF : Bernard Murat)
1975 : Un après-midi de chien (Dog Day Afternoon) de Sidney Lumet : Sonny Wortzik (VF : Bernard Murat)
1977 : Bobby Deerfield de Sydney Pollack : Bobby Deerfield (VF : Bernard Murat)
1979 : Justice pour tous (...And Justice for All) de Norman Jewison : Arthur Kirkland (VF : Bernard Murat)
1980 : La Chasse (Cruising) de William Friedkin : Steve Burns
1982 : Avec les compliments de l'auteur (Author! Author!) d'Arthur Hiller : Ivan Travalian
1983 : Scarface de Brian De Palma : Tony Montana (VF : Sylvain Joubert)
1985 : Révolution (Revolution) de Hugh Hudson : Tom Dobb (VF : Richard Darbois)
1989 : Mélodie pour un meurtre (Sea of Love) de Harold Becker : Frank Keller (VF : Bernard Murat)
1990 : The Local Stigmatic (en), également réalisateur et producteur : Graham
1990 : Dick Tracy de Warren Beatty : Big Boy Caprice (VF : Pascal Renwick)
1990 : Le Parrain 3 (The Godfather: Part III) de Francis Ford Coppola : Don Michael Corleone
1991 : In Bed with Madonna (Madonna: Truth or Dare) d'Alek Keshishian : Al Pacino
1991 : Frankie et Johnny (Frankie and Johnny) de Garry Marshall : Johnny (VF : Bernard Murat)
1992 : Glengarry (Glengarry Glen Ross) de James Foley : Ricky Roma
1992 : Le Temps d'un week-end (The Scent of a Woman) de Martin Brest : Frank Slade (VF : Bernard Murat)
1993 : L'Impasse (Carlito's Way) de Brian De Palma : Carlito Brigante (VF : Michel Vigné)
1995 : Instant de bonheur (Two Bits) de James Foley : Gitano Sabatoni
1995 : Heat de Michael Mann : Vincent Hanna (VF : José Luccioni)
1996 : Looking for Richard, également réalisateur et producteur : Richard III, Al Pacino
1996 : City Hall de Harold Becker : John Pappas (VF : Sylvain Joubert)
1997 : Donnie Brasco de Mike Newell : Benjamin 'Lefty' Ruggiero (VF : Sylvain Joubert)
1997 : Pitch de Kenny Hotz : Al Pacino
1997 : L'Associé du diable (The Devil's Advocate) de Taylor Hackford : John Milton (VF : José Luccioni)
1999 : Révélations (The Insider) de Michael Mann : Lowell Bergman (VF : José Luccioni)
1999 : L'Enfer du dimanche (Any Given Sunday) d'Oliver Stone : Tony D'Amato (VF : José Luccioni)
2000 : Chinese Coffee (en), également réalisateur : Harry Levine
2002 : Insomnia de Christopher Nolan : Will Dormer (VF : José Luccioni)
2002 : S1m0ne d'Andrew Niccol : Viktor Taransky (VF : José Luccioni)
2002 : Influences (People I Know) de Daniel Algrant : Eli Wurman (également producteur)
2003 : La Recrue (The Recruit) de Roger Donaldson : Walter Burke (VF : José Luccioni)
2003 : Amours troubles (Gigli) de Martin Brest : Starkman
2003 : Angels in America de Mike Nichols (série télévisée) : Roy Marcus Cohn (VF : José Luccioni)
2004 : The Monster of Longwood de Patrice Chéreau : Napoléon Bonaparte
2004 : The Merchant of Venice de Michael Radford : Shylock (VF : José Luccioni)
2005 : Two for the Money de D.J. Caruso : Walter Abrams
2006 : 88 minutes de Jon Avnet: Jack Gramm (VF : José Luccioni)
2007 : Ocean's Thirteen de Steven Soderbergh: Willie Bank (VF : José Luccioni)
2008 : Righteous Kill de Jon Avnet
2008 : Dali & I: The Surreal Story de Andrew Niccol : Salvador Dali
2009 : Rififi de Harold Becker
http://fr.wikipedia.org/ Tags associés : pacino
Jeudi 19 Juin 2008Poster un commentaire
James Caan débute sur scène en 1961 dans "La Ronde" puis joue à Broadway "Mandingo" et "Blood, sweat and Stanley Poole". Après plusieurs apparitions dans des séries télé (Naked City, Les Incorruptibles, The Wide Country), il apparaît pour la première fois au cinéma dans Irma la Douce (1963) de Billy Wilder et après un passage remarqué dans deux longs métrages de Howard Hawks (Ligne rouge 7000 (1965) et El Dorado (1967) aux côtés de John Wayne), il se retrouve en tête d'affiche des Gens de la pluie (1969) de Francis Ford Coppola.
Après sa brillante prestation de footballeur trépané, il tourne à nouveau sous la direction de Coppola dans Le Parrain, où dans le rôle du brutal Sonny Corleone il forme un étonnant contraste avec l'autre fils, plus intellectuel, interprété par Al Pacino. Cette fresque familiale l'impose à Hollywood et lui permet d'être nommé en 1972 à l'Oscar du second rôle masculin. Désormais acteur de tout premier plan, il incarne un professeur d'université en proie au démon du jeu dans Le Flambeur (1974) et donne la réplique à Barbra Streisand dans la comédie musicale Funny Lady (1975) de Herbert Ross.
En 1975, son passé de grand sportif permet à James Caan d'endosser des rôles particulièrement physiques : il effectue ses propres cascades dans le futuriste et violent Rollerball de Norman Jewison et pratique les arts martiaux pour les besoins de Tueur d'élite, film d'espionnage de Sam Peckinpah. L'année d'après, il rejoint le prestigieux casting d'Un pont trop loin (1977) et se fait diriger par Claude Lelouch dans Un autre homme, une autre chance (id.), mélange de romance et de western avec pour toile de fond les Etats-Unis des années 1870. Les deux hommes collaboreront à nouveau ensemble sur Les Uns et les autres en 1981.
En 1980, James Caan se met pour la première et unique fois en scène dans L' Impossible témoin qui s'avère être un échec commercial. Malgré tout, il poursuit sa carrière cinématographique en jouant les as de la cambriole dans Le Solitaire (1981) de Michael Mann. Après une absence de cinq ans à l'écran, il retrouve le réalisateur qui l'a révélé internationalement, Francis Ford Coppola, pour les besoins de Jardins de pierre (1987), un drame militaire ayant pour cadre la guerre du Vietnam. Il enchaîne avec le tournage de Futur immédiat Los Angeles 1991 (1988), où il incarne un officier de police collaborant avec un extraterrestre, puis interprète le gangster Spaldoni face à Warren Beatty dans la comédie policière Dick Tracy (1990).
Dans les années 90, James Caan se montre plus prolifique : il est tour à tour l'écrivain Paul Sheldon retenu prisonnier par Kathy Bates dans Misery (1990), l'adaptation cinématographique du roman de Stephen King, la grande vedette de music-hall Eddie Sparks dans For the boys (1991), le père meurtrier de Dennis Quaid dans Flesh and bone (1993) ou encore le mentor et adversaire d'Arnold Schwarzenegger dans L'Effaceur (1996). L'acteur aux larges épaules fait également preuve d'un charisme remarquable lorsqu'il s'agit d'interpréter un employeur peu recommandable dans The Yards (2000) ou un homme de main chargé des basses besognes dans Way of the gun (id.). Ces rôles plutôt graves ne l'empêchent toutefois pas de jouer dans des films plus légers comme Mickey les yeux bleus (1999), où il s'autoparodie en parrain mafieux, et Elfe (2003), où il se glisse dans la peau d'un sinistre éditeur père d'un drôle d'individu (Will Ferrell) élevé chez des lutins.
2003 marque son premier rôle régulier dans une série télé puisqu'il devient chef de la sécurité d'un grand casino de Las Vegas.
Jeudi 19 Juin 2008Poster un commentaire
2007 LA NUIT NOUS APPARTIENT (WE OWN THE NIGHT de James Gray) 2006 LUCKY YOU ( de Curtis Hanson) 2005 THANK YOU FOR SMOKING ( de Jason Reitman)
2003 OPEN RANGE ( de Kevin Costner)
2003 LE SECRET DES FRÈRES MACCANN (SECONDHANDS LIONS de Tim McCanlies)
2002 JOHN Q ( de Nick Cassavetes)
2002 ASSASSINATION TANGO ( de Robert Duvall)
2001 APOCALYPSE NOW REDUX ( de Francis Ford Coppola)
2000 60 SECONDES CHRONO (GONE IN 60 SECONDS de Dominic Sena)
2000 A L'AUBE DU 6EME JOUR (THE SIXTH DAY de Roger Spottiswoode)
2000 KICKING AND SCREAMING ( de Marco Schnabel)
1998 THE GINGERBREAD MAN ( de Robert Altman)
1998 DEEP IMPACT ( de Mimi Leder)
1998 PRÉJUDICE (A CIVIL ACTION de Steven Zaillian)
1996 SLING BLADE ( de Billy Bob Thornton)
1995 AMOUR ET MENSONGES (SOMETHING TO TALK ABOUT de Lasse Hallström)
1995 LES AMANTS DU NOUVEAU MONDE (THE SCARLETT LETTER de Roland Joffé)
1994 LE JOURNAL (THE PAPER de Ron Howard)
1993 GERONIMO (GERONIMO : AN AMERICAN LEGEND de Walter Hill)
1993 CHUTE LIBRE (FALLING DOWN de Joel Schumacher)1992 LA PESTE ( de Luis Puenzo)
1991 AUX CœURS DES TÉNÈBRES ( de George Hicklenlooper)
1990 JOURS DE TONNERRE (DAYS OF THUNDER de Tony Scott)
1989 LA SERVANTE ÉCARLATE (THE HANDMAID'S TALE de Volker Schlöndorff)
1988 COLORS ( de Dennis Hopper)
1985 LE BATEAU-PHARE (THE LIGHTSHIP de Jerzy Skolimowski)
1984 LE MEILLEUR (THE NATURAL de Barry Levinson)
1982 200 000 DOLLARS EN CAVALE (PURSUIT de Roger Spottiswoode)
1980 SANGLANTES CONFESSIONS (TRUE CONFESSIONS de Ulu Grosbard)
1979 APOCALYPSE NOW ( de Francis Ford Coppola)
1978 L'INVASION DES PROFANATEURS (INVASION OF THE BODY SNATCHERS de Philip Kaufman)
1976 NETWORK ( de Sidney Lumet)
1976 L'AIGLE S 'EST ENVOLÉ (THE EAGLE HAS LANDED de John Sturges)
1976 SHERLOCK HOLMES ATTAQUE L'ORIENT-EXPRESS (THE SEVEN-PER-CENT SOLUTION de Herbert Ross)
1975 TUEUR D'ÉLITE (THE KILLER ELITE de Sam Peckinpah)
1974 LE PARRAIN II (THE GODFATHER PART TWO de Francis Ford Coppola)
1974 ÉCHEC À L'ORGANISATON (THE OUTFIT de John Flynn)
1974 CONVERSATION SECRETE (THE CONVERSATION de Francis Ford Coppola)
1972 JOE KIDD ( de John Sturges)
1972 LA LÉGENDE DE JESSE JAMES (THE GREAT NORTHFIELD MINNESOTA RAID de Philip Kaufman)
1972 LE PARRAIN (THE GODFATHER de Francis Ford Coppola)
1971 THX 1138 ( de George Lucas)
1971 L'HOMME DE LA LOI (LAWMAN de Michael Winner)
1970 M.A.S.H. (MASH de Robert Altman)
1969 CENT DOLLARS POUR UN SHERIF (TRUE GRIT de Henry Hathaway)
1969 LES GENS DE LA PLUIE (THE RAIN PEOPLE de Francis Ford Coppola)
1968 LE DETECTIVE (THE DETECTIVE de Gordon Douglas)
1968 BULLITT ( de Peter Yates)
1965 LA POURSUITE IMPITOYABLE (THE CHASE de Arthur Penn)
1963 LE COMBAT DU CAPITAINE NEWMAN (CAPTAIN NEWMAN, M.D. de David Miller)
1962 DU SILENCE ET DES OMBRES (TO KILL A MOCKINGBIRD de Robert Mulligan)
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